Savanes : Une mobilisation régionale pour un reboisement durable et ambitieux

Savanes : Une mobilisation régionale pour un reboisement durable et ambitieux

Dapaong, 23 mai 2025 – Face aux défis environnementaux croissants, les autorités régionales et nationales se retroussent les manches ! Ce jeudi 22 mai, une délégation de haut niveau conduite par M. Nambiama Aboudoulaye, directeur régional de l’Environnement et des Ressources forestières des Savanes, a visité deux sites stratégiques de reboisement dans les localités de Doungh (Tandjouaré) et de Garo (Cinkassé).

Composée de députés, de responsables régionaux et de représentants du gouvernorat, la mission visait à évaluer concrètement les résultats de la campagne de reboisement 2024. Objectif : mesurer les progrès, relever les obstacles et tracer une voie plus efficace pour les prochaines campagnes.

Sur le terrain, deux initiatives phares ont été passées au crible :

  • À Doungh (Commune Tandjouaré 2), 8,5 hectares d’eucalyptus et de neems ont été plantés au sein d’une forêt classée de 5000 hectares.
  • À Garo (Commune Cinkassé 2), ce sont 19 hectares d’eucalyptus, de tecks et de baobabs qui sont venus renforcer le couvert végétal.

Un engagement salué, mais des défis persistants

Si les résultats sont encourageants, la délégation n’a pas manqué de pointer du doigt plusieurs menaces qui pèsent sur la pérennité des actions : divagation des animaux, pénurie d’eau, feux de brousse mal maîtrisés, usage de produits chimiques inappropriés et, surtout, un manque de sensibilisation des populations.

« Nous devons redoubler d’efforts. L’objectif national est clair : planter un milliard d’arbres d’ici 2030, et notre région doit jouer sa partition ! », a martelé le député Sambiani Yentéma, soutenu par le président du Conseil régional, Banlépo Nabaguédjoa.

L’appel à une responsabilité collective

L’implication active des femmes, des jeunes et des communautés locales est désormais au cœur de la stratégie. Le directeur régional Nambiama Aboudoulaye insiste :

« Il ne suffit pas de planter. Il faut entretenir, protéger, et surtout faire adhérer les populations à la vision. »

Des recommandations ont été formulées, notamment la priorité à des espèces locales comme le karité et le néré, plus adaptées aux réalités écologiques et économiques de la région.

En route vers 2030

Cette visite marque une étape clé dans la mobilisation pour un environnement sain, résilient et productif dans les Savanes. Et le message est clair : les arbres que nous plantons aujourd’hui sont les racines de notre avenir commun.

admin

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